Lexique

Nous essayons dans cette partie de vous éclairer sur certains termes techniques utilisés dans l’opéra ou l’opérette.

Lexique (vocabulaire)

Une Aria : un chant ou un air, qui exprime des émotions ou réflexions personnelles. C’est la forme la plus élaborée de l’opéra pour une seule voix.

Duo : pièce de musique chantée par deux interprètes.

Trio : pièce de musique chantée par trois interprètes.

Quatuor : forme de chant à quatre voix ou groupe composé de quatre musiciens.

Chœur : groupe de chanteurs (choristes) qui chantent ensemble.

Chorégie : Liturgie qui consistait pour le chorège à recruter ses choreutes, les équiper, les faire instruire, etc... Cette liturgie était l'une des plus lourdes, mais aussi l'une des plus honorifique. Généralement chacune des dix tribus fournissait un choeur.

Ensemble : Différentes mélodies et souvent différents textes chantés par 2 ou plusieurs voix simultanément.

Intonation : exactitude de la note en chantant ou en jouant d’un instrument.

Libretto : le texte de l'opéra.

Librettiste : l'écrivain qui adapte le texte de l'histoire pour qu'il s'agence bien avec la musique.

Legato : (Italien: lié) instruction pour les musiciens. C’est l’opposé de staccato, lequel indique un phrasé ou une ligne musicale détachée.

Partition : cahier sur lequel sont indiquées les notes que les musiciens doivent jouer avec leur instrument ou chanter dans le cas des chanteurs.

Opérette : opéra plus léger, développé au 19e siècle notamment par Offenbach en France et Johann Strauss (fils) à Vienne.

Opéra bouffe : opéra comique (en français)

Opera buffa : opéra comique italien (début du 18e siècle)

Opéra comique français : à l'origine purement comique et plus tard est devenu plus sentimental incluant des dialogues entrecoupés de chants.

Récitatif : déclamation chantée dont le rythme se rapproche de la voix parlée, dans certains opéras et oratorios.

 

Les voix

L’opéra est un spectacle complexe, destiné à créer une sorte d’illusion par le jeu combiné des différents arts qu’on y retrouve. Mais, dans l’art lyrique, c’est la voix qui, en tout premier lieu, touche le public. La marque d’un grand chanteur est sa capacité d’amener une bonne voix à communiquer le message et l’émotion portés par le texte et la musique.

Lorsqu’un musicien ravit son public, peu d’auditeurs sont conscients du travail technique et des défis à surmonter pour produire un beau son, et cela est bien ainsi. La voix exerce toutefois une fascination particulière, parce qu’elle est un instrument que tout le monde possède, et qu’elle dépend de l’état physique et émotionnel de l’artiste. La présence du langage (et des voyelles) est un autre aspect qui la distingue des autres instruments de musique, puisque la couleur ou le timbre de voix peuvent être modelés selon les exigences musicales du texte. L’opéra exige une voix capable de dominer un orchestre et de se faire entendre dans une salle de 1 000 à 3 500 places selon les villes.

La création d’une telle voix exige des années de formation. Contrairement aux athlètes et aux instrumentistes, les chanteurs atteignent en général leur maturité après l’âge de 25 ans et peuvent mener des carrières durant un quart de siècle ou davantage.

La formation de la voix est l’une des démarches artistiques les plus exigeantes, du fait que son mécanisme échappe à la vue.

 

Les voix se classent en six grandes catégories : soprano, mezzo-soprano et contralto pour les voix féminines, ténor, baryton et basse pour les voix masculines. Toutefois, on retrouve à l’intérieur de ces catégories plusieurs variantes déterminées par divers facteurs tels le caractère des rôles, le timbre, la puissance et le degré d’agilité de la voix. Étendue, souplesse, timbre et puissance sont les quatre termes essentiels pour bien comprendre les variantes d’une catégorie à l’autre.

L’étendue se définit comme étant le registre des notes couvertes par une voix de l’extrême grave à l’extrême aigu. Le timbre est la couleur même de la voix, il est en relation avec ses qualités vibrantes, la puissance ou la souplesse, face aux vocalises.

 

Aux trois sortes de voix - aiguës, moyennes et graves - correspondent souvent des rôles types.
 

Soprano : Il existe plusieurs types de sopranos : le soprano colorature qui est une voix légère et très aiguë d’une grande agilité (comme Olympia (La Poupée mécanique) dans Les Contes d’Hoffmann d’Offenbach) ; le soprano léger a une voix souple et à l’aise dans l’aigu (Susanna dans Les Noces de Figaro de Mozart) ; le soprano lyrique, plus répandu, plus chaleureux, plus puissant et dont la tessiture est un peu plus grave (Marguerite dans Faust de Gounod, Mimi dans La Bohème de Puccini, Violetta dans La Traviata de Verdi) ; le soprano spinto ou soprano lirico spinto, voix essentiellement lyrique possédant des qualités plus dramatiques et un certain mordant aux points culminants (Aïda de Verdi) ; et finalement, le soprano dramatique, voix généralement plus lourde sur l’ensemble de la tessiture, c’est une voix généreuse et énergique.

 

Mezzo-soprano : Voix dont la tessiture se situe à mi-chemin entre la voix de contralto et celle de soprano. Une voix de mezzo-soprano aiguë est souvent identique à une voix de soprano dramatique ou de soprano-spinto et de nombreux rôles peuvent être chantés indifféremment par l’une ou l’autre. Le mezzo-soprano colorature a un grave chaleureux et des aigus agiles (Rosina dans Le Barbier de Séville de Rossini), le mezzo-soprano dramatique a un médium consistant, un aigu généreux et généralement une voix plus large et puissante (Amnéris dans Aida de Verdi).

 

Contralto (grave) : La plus grave des voix de femmes, son étendu couvre environ deux octaves. Elle se caractérise par une sonorité, sombre et riche, et un timbre, généreux et noble. Malgré une lourdeur apparente, le contralto peut être capable d’agilité.

 

Haute-contre : il s’agit ici d’une spécialité française. La voix masculine dont la tessiture est encore plus aiguë que celle de ténor grâce à une émission vocale faite d’un mélange de voix de poitrine et de tête.      Cette voix, très en faveur au XVIIIe siècle revient actuellement à la mode.

 

Contre-ténor : est une spécialité anglaise, le répertoire est essentiellement puisé dans la musique ancienne. Ici, c’est la voix de fausset qui est développée, voire de mezzo-soprano.

 

Ténor : Le ténor léger tient des rôles aimables, peu dramatique et d’un caractère plus tendre que passionné (Almaviva dans Le Barbier de Séville de Rossini). Cette voix doit avoir de l’agilité et pouvoir vocaliser facilement. Le fort ténor a une voix puissante dont les médiums sont sonores et le registre aigu éclatant. Il peut exceller dans l’expression de sentiments violents, héroïques et pathétiques. La douceur et le charme lui sont presque interdit car il éprouve généralement de la difficulté à donner les notes hautes autrement qu’en pleine force. Le ténor de demi-caractère dont l’étendue est la même que celle du fort ténor mais c’est le timbre et le caractère de la voix qui diffèrent. Celui-ci a beaucoup plus de souplesse dans la voix et une facilité bien plus grande à atteindre les notes élevées en douceur. (Don José dans Carmen, Des Grieux dans Manon)

 

Baryton : Voix masculine dont la tessiture se situe entre celle de la basse et celle du ténor. La voix de baryton varie du baryton dramatique (Verdi), une voix riche, ronde, nerveuse et vibrante au baryton léger, proche du ténor, parfois appelé baryton martin, qui offre un volume moyen mais se distingue par une sonorité enveloppante dont les aigus sont abordés avec légèreté et facilité. La voix de baryton-basse correspond à une tessiture un peu plus élevée que celle de la basse, mais qui conserve le grave. Son étendue est plus grande que celle du baryton verdi et sa voix est, dans le registre élevé, d’un bel et viril éclat.

 

Basse : Registre grave des voix masculines. La qualité de la voix de basse peut varier considérablement. La basse bouffe est une voix expressive et volubile, et comique (Bartolo dans Le Barbier de Séville de Rossini) La basse chantante tient le milieu entre le baryton et la basse profonde. C’est une voix à la fois onctueuse et malgré son caractère majestueux, se prête facilement à la vocalise rapide. La basse profonde ou noble couvre deux octaves et part du très grave. Cette voix massive et lourde est stable, puissante et fournit une base solide aux ensembles vocaux. (Zarastro dans La Flûte enchantée de Mozart).

 

Les métiers de la scène

Directeur artistique : celui qui prend toutes les décisions artistiques, de la planification de la programmation à l’engagement des artistes.

 

Directeur musical ou chef d’orchestre : Le rôle du chef d’orchestre est de coordonner l’ensemble des parties musicales de l’Opéra (les musiciens qui sont dans la fosse, les chanteurs sur la scène et le chœur).
Il imprègne la production de sa conception musicale et travaille en étroite collaboration avec le metteur en scène. Lors de la représentation, il donne ses instructions aux musiciens et chanteurs silencieusement, employant ses mains ou une baguette. Un titre de courtoisie (Maestro) est parfois donné au chef d'orchestre.

Metteur en scène : Le metteur en scène voit à l’aspect visuel d’une production et aux mouvements et déplacements des chanteurs solistes et du chœur. Il donne le rythme visuel et la ligne conductrice générale  à la production. C’est le metteur en scène qui donne le caractère aux différents personnages et qui les moule aux comportements qu’il veut voir exprimés.

Directeur de production : Fait le lien entre les aspects artistiques et administratifs de la production. Il supervise le personnel technique durant les répétitions et les performances.

Directeur technique : Coordonne les techniciens et employés affectés au son, aux éclairages, aux décors     et aux costumes.

Régisseur : Coordonne tout le spectacle, spécialement les aspects visuels de la levée du rideau au début jusqu’aux saluts des artistes à la fin.

Concepteur des décors : Planifie et voit à la construction des décors adaptés aux différents actes.

Concepteur des éclairages : Planifie et crée les couleurs, l'intensité et la fréquence des éclairages sur la scène.

Concepteur des costumes : Dessine les costumes et supervise leur conception.

Habilleur : Aide les artistes à revêtir leurs habits correctement et veille à ce que chaque chanteur ait son vêtement prêt et sous la main.

Maquilleur et perruquier : Crée les coiffures et les maquillages des artistes.

Accessoiriste : Recherche ou fabrique tous les menus objets qui font partie intégrante du décor et des costumes (théière, sac à main, livres, ustensiles)

Chorégraphe : Crée puis enseigne les mouvements de danse et les déplacements sur scène des artistes.

Techniciens de scène : Installent les décors sur scène et les déplacent lorsqu’il y a des changements de scènes.

Électriciens : Installent les projecteurs et tous les éléments électriques d’une production.

Pyrotechnicien : Voit aux effets spéciaux.